• Chapitre 12

    Stéphanie se lève et se colle à Pierre, elle cale son petit bras dans le sien, comme si il allait la protéger. 

    S: "Rentrons, j'en peux plus"

    Pierre la retient contre lui un instant, il aime cette situation. 

    P: "Ok rentrons"

    Elle enlève son tablier et quitte ses vieux sabots pour enfiler une paire de ballerines. Puis, elle passe un blouson par-dessus son pullover. Ils sortent par la porte au fond de l'arrière boutique et se dirigent vers la station de métro juste derrière le kiosque. 

    S: "Ca sera moins gastronomique d'hier soir, je ne me sens pas le courage de cuisiner ce soir. Par contre, il me reste deux lasagnes que ma maman a faite, au congélateur"

    P: "Nous allons donc gouter et dévorer les lasagnes de maman"

    S: "Enfin il ne faut pas être trop pressé, faut le temps de les décongeler. Mais ce me laissera le temps de me poser un peu. Et toi, ta journée, moins catastrophique j'espère ?"

    P: "Ne t'inquiètes pas j'ai toute ma soirée pour toi. Oui, pas de catastrophe mais très ennuyeuses... J'ai accumulé les réunions. Rien de très palpitant. Toi au moins tu vois passer plein de gens différents"

    Ils montent dans la rame de métro. Il n'y a plus de places assises. Ils rentrent debout et elle vient se coller contre lui. 

    S: "Tu permet que je m'accroche à toi ? J'ai encore la tête qui tourne un peu ..."

    P: "Oui tiens toi à moi "

    Pierre essaie de compenser les soubresauts du métro pour qu'elle ne soit pas trop secouée. Il parvient à s'adosser à une paroi de la rame et il la serre dans ses bras. Stéphanie est épuisée, elle se laisse aller sur lui. Il est délicat, doux, attentionné, c'est agréable. Il laisse le train les emporter, il ne parle pas. Il apprécie ce moment, il respire la douce odeur de ses cheveux. Il a l'impression que plus rien n'existe en dehors. Stéphanie parvient à se calmer, et reprendre un peu de force, elle se redresse et regarde où ils sont, quand ils doivent sortir. Pierre remarque son regard …

    P: "Il reste encore 3 stations"

    Encore trois stations pour la garder dans ses bras et oublier le monde, elle qu'il ne connaissait même pas il y a 24h. 

    S: "Je n'habite pas loin de la station, enfin tu le sais déjà, c'est vrai "

    En quelques heures elle est devenue son monde. 

    P: "Oui, enfin si je me souviens bien"

    S: "On sort de la station, on prend la grand rue sur 200 m environs, puis c'est la petite rue à droite, et moi j'habite dans le 4 eme bâtiment à droite. Facile. Après, tu découvriras" et elle sourit. Son visage a repris de belles couleurs. Elle se sent un peu mieux. 

    P: "Je te suivrai, tu seras mon guide comme tu l'as été hier soir" et il embrasse ses cheveux courts toujours en bataille. "Ca va ? Tu reprends un peu ?"

    S: "Oui ca va un peu mieux. Tu y es pour beaucoup."

    P: "Je n'ai rien fait qu'être là"

    S: "Mais tu l'as fais. C'est ca qui était important pour moi."

    P: "Alors j'espère être là à chaque fois que tu casseras un pot" et il lui lance un grand sourire et un regard malin. 

    S: "Ca arrivera encore souvent. Je suis devenue très maladroite. Je n'arrive pas encore à tout contrôler. Reste à savoir si c'est une bonne chose que je m'améliore si je veux te garder"

    P: "Ne change rien, je suis là... mais si tu peux arriver à casser moins de pots, ça te coutera moins cher. "

    S: "Oh, tu verras vite sur une journée, ou même une soirée, le nombre de choses que je peux laisser tomber à terre. T'en a déjà eu un aperçu hier."

    P: "La fourchette ? Ça arrive à tout le monde tu sais"

    Le train entre en station.

    P: "On descend ici ?"

    S: "Oui"

     

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