• Chapitre 2

    Quelques semaines plus tard, Paul et Lucie prennent la décision de présenter Paul aux parents de Lucie. Ils ne l’ont encore jamais rencontré en vrai. Elle leurs avait déjà envoyé des photos de lui, mais ça s’arrête là. Elle a peur que son état ne les impressionne. Elle sent bien qu’il stresse un peu aussi. En général, Paul est à l’aise en public, mais ici, il a peur de faire mauvaise impression et que tout s’arrête comme ça. Lucie pense que ça ira avec son papa, c’est ça maman qui lui fait le plus peur … Elle est toujours tout sourire, mais pense parfois fort différemment. Afin de limiter le choc (pour ses parents) du premier regard, Lucie a envie d’habiller Paul sans exhiber son handicap inutilement. Elle le voit bien avec une chemise blanche a longues manches, un pantalon dans lequel il se sent bien et qui a des couleurs sobres. Elle sait qu’il se sent mieux les pieds découverts, mais elle souhaiterait vraiment qu’il accepte au moins de porter une paire de chaussettes noires, ne fusse que sur le temps qu’ils sont chez ses parents. Ses petis pieds recroquevillés plaise à Lucie, mais elle a peur que ses parents soient d’avantage gênés.
    Paul est toujours au lit, l’infirmière est arrivée tard ce matin. Paul a une infirmière pour aider Lucie. Ce travail est trop lourd à porter par Lucie toute seule. Sur le temps que l’infirmière s’occupe de Paul, Lucie va lui chercher un peu de café. Paul la regarde avec tendresse.
    L : « Bonjour. Voilà un peu de café ? ».
    Puis elle redresse Paul, ajoute un autre coussin dans son dos. D’une main, elle prend la tête de Paul et de l’autre elle laisse couler le café dans sa bouche. Elle l’aide, Paul à trop de difficultés à incliner sa tête pour boire correctement. Un peu de salive et de café coulent.
    P : « Oulà, attend je vais essuyer ça. »
    Elle dépose la tasse, prend un drap et éponge les contours de la bouche de Paul.
    P : « Pardon, je suis si maladroit. »
    Mais Paul commence à tousser et s’étouffe presque. L’infirmière accoure pour l’aider. Ca va mieux.
    L : « Là, ça va, ça passe un peu ? Tu es nerveux à l'idée de rencontrer mes parents peut-être ? »
    P : « Oui, que vont-ils dire quand ils vont me voir ? Ils penseront que leur fille est devenu folle d'être avec un homme si handicapé. Et quand tu devras me donner a manger … »
    L : « Ne te tracasse pas pour ça, pour une première j'ai demandé à ma maman qu'elle ne prépare pas de repas. Il y aura tout au plus un verre à boire avec quelques biscuits ... Puis, te voir, ils t'ont déjà vu en photo. Mais c'est vrai que ça risque d'être impressionnant pour eux, j'avoue ... »
    P : « Oui en photo tu ne vois pas tous mes spasmes, le respirateur... Tu sais que quand je suis nerveux je spasme beaucoup. »
    L : « Oui, je sais, je m'y suis préparée … »
    P : « Comment? »
    L : « Avec le temps, j'ai appris à te connaitre, à me connaitre, puis je vais tout faire pour te rassurer. Puis, je vais te mettre dans les bonnes conditions pour éviter qu'eux soient impressionné et que toi tu sois mal à l'aise. Regarde, je t'ai préparé ces vêtements là. » et elle les lui montre.
    P : « Oui, ok je me sens un peu rassuré. Quand ta fille rentre avec un invalide comme moi, tu te pose des questions. »
    L : « Oui sans doute, c'est vrai. »
    P : « Tu veux déjà dévoiler nos plans d'avoir un enfant ou c'est trop tôt? »
    L : « Je pense que c'est trop tôt. On va y aller progressivement. On va déjà essayer de leur faire comprendre qu'on a la situation bien en main. Puis de par mon métier, ils doivent se douter que je n'ai pas peur de m'occuper de toi. » Elle lui sourit, essayant de le rassurer.
    P : « Oui je sais. Tu aides l'infirmière a me mettre dans la chaise de douche? Qu’est-ce  ta mère avait dit quand elle a vu la photo? »
    L : « Que tu as un beau visage. Elle m'a demandé si ça te faisais mal. Elle m'a demandé ton âge et comment on s'est rencontré. »
    P : « Ah et qu’as-tu raconté? »
    L : « J'avoue qu'on a pas beaucoup parlé de ton handicap, je crois qu’elle n’est pas à l'aise avec ca. »
    P : « Oui je comprend... »
    L'infirmière pousse Paul dans la chaise douche dans une douche adaptée. Elle commence à le laver. Paul préfère quand Lucie s’en occupe le dimanche matin quand l’infirmière ne vient pas. Lucie regarde les gestes de l’infirmière …
    P : « Je dois être très clean pour tes parents. Je vais les mettre à leur aise, … Ne t'inquiète pas. »
    L : « Je te fais confiance. Ca te convient la chemise que je t'ai choisie ? »
    P : « Oui parfait. Tu me la mets? Tu sais que mes pieds ne supportent pas de chaussures pour l'instant? Donc il faut me mettre des belles chaussettes. »
    L : « Et bien on va te trouver de belles chaussette alors, ça sera déjà mieux que rien. Voyons voir, avec ce pantalon, on pourrait mettre celle-ci, les noir ... Tu veux les mettre à la maison, ou bien juste avant d'arriver chez mes parents ? »
    P : « Non, je préfère mes pieds nu à la maison. J'aime quand tu leur donne un petit bisou de temps en temps. Mets-les avant de me mettre dans la voiture. Tu m’aide a me remettre sur le lit et tu m'habile? ». L’infirmière s’en va.
    L : « Oui, je vais m'occuper de tout ça. On va se préparer ensemble. »
    P : « Oui, maintenant c'est toi qui doit t’occuper de ton chéri handicapé. »
    Quand Lucie l’habille, elle aime le caler dans ses bras, l’entourer de son corps pour ne pas qu’il bouge, ou ne tombe. Elle le place sur le lit, dépose les vêtements et s’assied. Elle le cale contre son corps et prend la chemise, al déplie et enfile son bras dans la manche.
    L : « Ca va, je ne te fais pas mal ? »
    Paul ressent toujours quelques douleurs quand on l’habille, mais il feint, « non, tout va bien. Tu es une pro. »
    Lucie dépose son bras le long de son corps, et fais la même chose avec l’autre. Elle l’embrasse dans la nuque. La main de Paul spasme un peu, il frisonne.
    L : « Tu es stressé, je le sens ... Tu veux m'en parler ?"
    Elle fait glisser sa main le long de son bras pour arriver jusqu’à sa main. La chemise est large, ça évite de tordre ses bras dans tous les sens. Elle commence à boutonner la chemise.
    P : « C’est tes parents et puis j'ai tellement peur que tu ta fatigue de me soigner. »
    L : « Il y a de l'aide en suffisance, et puis j'aime bien m'occuper de toi. Ca me rend heureuse. »
    Lucie saisi le pantalon, se déplace un peu pour mieux atteindre les jambes de Paul. Elle prend un pied, l’embrasse, puis enfile la première jambe de pantalon. Ensuite, elle prend l’autre pied, l’embrasse aussi, et enfile la seconde jambe de pantalon. Elle se lève, et ajuste le tout pour que ça soit harmonieux.
    L : « Voilà un homme sexy » et elle rit.
    P : « Ah fantastique. »
    L : « Y a plus qu'à mettre ça en valeur dans ton carosse. »
    P : « Oui, mets-moi en chaise, amour. Je suis si bien dans tes bras. »
    Le corps handicapé de Paul ne pèse plus que 42 kilos. Lucie place les bras de Paul autour de son cou, puis elle le serre contre elle pour le transporter et le dépose.
    L : « Là ca va, tu ne sens rien qui te gène ? »
    P : « Courbe mes jambes un peu plus  s’il te plaît. »
    Puis Lucie plaça également la main droite sur le coussin et la main gauche sur le support. Et termina par placer un coussin sous ses pieds pour soulever ses jambes. Elle l’emmena devant l’ordinateur. Paul le commande à l’aide de sa voix. Il lit les nouvelles pendent que Lucie le laisse un moment seul pour faire une course.

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