• Chapitre - Chapter 19

    Autant Elizabeth utilisait l'ordinateur, pourtant elle n'avait jamais pensé à regarder ce que l’on disait à propose de ce qui n'allait pas avec elle. Elle ne savait pas quels mots utiliser, mais Stewart avait résolu le problème pour elle. Maintenant, elle pourrait taper ces mots et découvrir la vérité sur sa propre expérience.

    Avec une certaine appréhension, elle tendit la main et la mis sur la souris de l'ordinateur. Dans un moteur de recherche, elle tapa "fétiche du handicap».

    Les liens vers lequel elle naviguait étaient terrifiants. Les gens racontaient des histoires où ils suivaient des personnes handicapées, et où ils faisaient semblant d’être handicapés. Ils semblaient tellement désespérés, obsédés par le désir d'être autour du handicap. Harceleurs et traqueurs. Elizabeth sentait un nœud grandir dans son ventre, ses intestins hors de son corps. C'était dégoûtant. Ces personnes étaient malades.

    Ces gens étaient elle. Si elle avait du d'écrire l'histoire de sa vie dans ce langage simple, elle aurait pu, ça aurait donné exactement la même chose. Elle savait maintenant ce que Stewart avait du ressentir d'être soudain confronté à cette information. Pour elle, c'était une partie d'elle. Même si elle avait essayé de la détruire ou de la mettre de côté, elle avait toujours été là. C’était à l'intérieur d'elle et ça l’était depuis des années.

    Quelques personnes sur les sites ont essayé d'expliquer le phénomène. Ils parlaient de déclencheurs possibles durant l’enfance. Voulant peut-être plus l'amour de ton père, et voyant qu'il est gentil avec un voisin handicapé. Mais Elizabeth n’avait eu aucunes de ces expériences. Son enfance n'avait pas été douloureuse ou dérangeante en aucune façon, sauf pour le secret qu'elle avait gardé. Il n'y avait aucune explication. Il n'y avait pas de réponse. Elle ne savait même pas pourquoi elle avait gardé le secret. A l’âge de quatre ans, en regardant un film, elle avait vu un homme tomber et de se blesser. Elle s’était éveillée. Ce n'était pas la première fois, parce qu'elle se souvient avoir pensé que si quelqu'un lui avait parlé de l'homme qui se blesse, elle n'aurait pas hésité à regarder le film. Une petite fille ne peut pas savoir ce que sont les démangeaisons entre ses jambes. Elle savait que c’était du plaisir, elle voulait le presser, et la soudain contrainte de ne jamais être vue par quiconque.

    Elizabeth ferma toutes les fenêtres. Pour faire bonne mesure, elle éteignit l'ordinateur aussi. Elle ne voulait pas que ses parents voyant le genre de sites qu'elle venait de voir. Elle ne voulait plus jamais les revoir elle-même. Elizabeth réalisait maintenant combien il était ridicule pour elle de croire qu'elle était seule dans sa honte. Le problème de personne n’est unique. Peu importe ce que c'était, quelqu'un quelque part dans le vaste monde l’avait aussi. Était-ce décevant ou bien? D'une part, Elizabeth sentit soudain pas si sale ou dégoûtante. Il s'agissait d'une chose connue, une chose avec un nom, ce n'était pas un mal sans retenue. Mais alors, cela signifiait qu'elle avait perdu quelque chose.

    Avant qu’elle n’apprenne ça, elle était unique. Maintenant, elle était juste malade comme les autres étaient malades. Ca ne lui appartenait pas et elle ne pouvait pas le réclamer. Elle ne pouvait pas prétendre tout savoir à ce sujet. Avant ça ne lui appartenait qu’à elle, et maintenant ça appartenait à quelqu'un d'autre, et elle était juste une personne qui éprouvait le problème de quelqu'un d'autre.

    Détecta-t-elle de la honte dans les paroles des gens sur les sites? Ils parlaient de fierté, d'accepter et d’apprécier sa propre sexualité, mais Elizabeth pensait qu'elle sentait encore la peur et l'inquiétude là-dessous. Peut-être qu'elle se projetait simplement sur d'autres personnes. Peut-être qu'ils ne se sentaient fiers. Peut-être qu'ils avaient toujours eu le sentiment de fierté, mais elle a vu que beaucoup d'entre avaient la même peur qu’elle. Ils ont également parlé du secret et de se faufiler discrètement.

    La chose étrange est qu'aucun d'eux ne semblait se préoccuper de la façon dont les gens handicaps se sentaient par rapport à ce sujet. Leur fierté ne devrait-elle pas dépendre des gens qu'ils convoitent? Apparemment pas. Là encore, les garçons ne se soucient pas de savoir si les filles aux gros seins et aux cheveux blonds les aiment ou pas. Ils peuvent toujours regarder des magazines et sans se soucier de ce que la fille de la photo pense de leur comportement.

    Ca n’avait pas tout à fait l’air d’être la même chose. Peut-être parce qu'elle était une fille. Les filles sont supposées ressentir les choses différemment que les garçons au sujet du sexe. Elle ferma les yeux et essaya d'imaginer ce que c'était que de se sentir attirée par un homme valide. Elle s’imaginait des hommes soi-disant sexys, disant des choses très sexy, mais dans chaque scénario il était paralysé à la fin. Ici, c’était un jeune soldat sexy avec une figure mince et des bras bien définis qui rentrait à pied chez lui, dans le clair de lune. Apparemment, c’était quelque part dans les années 1950. Puis son ancienne blessure de guerre le dérangea et il a commença à boiter. Non, non, non. Recommençons. Ici c’était un athlète, un sportif à l'école qui était populaire et toujours amical. Il vînt vers elle pour lui donner une leçon et ils commencèrent à s'embrasser dans la bibliothèque. Dans leur passion sauvage, ils se poussèrent l’un l’autre contre les étagères, sur le sol, puis à droite sur la porte de la bibliothèque. Puis il tomba dans les escaliers et se cassa les jambes. Non, non, non. Elle ne pouvait pas le faire. Elle ne pouvait pas ressentir les symptômes physiques, elle ne pouvait vraiment entrer dans son fantasme que lorsqu’il y avait de la douleur. Comment le sexe, censé être un bon sentiment, pouvait-il être lié à la douleur? Quel fils étaient croisés dans son cerveau?

    Elle s'assit sur la chaise pivotante et elle se sentait mal. Elle avait toujours été dégoûtée par le plaisir que le handicap lui avait apporté, mais maintenant elle se sentait honteuse pour plus qu’elle-même, pour tous ces gens qui voulaient raconter au monde et qui voulaient laisser le monde voir leurs endroits les plus sombres et les plus laids.

    Elle sentit une larme frapper son genou, puis son visage froiça, son nez la démangeait, et elle a commencé à sangloter de façon incontrôlable. Ca semblait être un moyen de faire sortir toute cette maladie, ce sentiment tordu hors de son corps. Elle serra ses genoux contre sa poitrine et pleura et pleura.

    Par la suite, sa tête lui faisait mal et elle se sentait fatiguée et usée. Même si elle avait bu un peu d'alcool dans sa vie, elle n'avait jamais assez bu pour avoir une gueule de bois. Elle imaginait que c'est ce que l’on devait ressentir. [...]

    As much as Elizabeth used the computer, she had never thought of looking up the thing that was wrong with her. She didn’t know what words to use, for one thing; But Stewart had solved the problem for her. Now she could type in those words and find out the truth about her own experience.

    With some amount of trepidation, she reached out her hand and put it back on the mouse at the computer in the den. Into a search engine, she typed “disability fetish”.

    The links to which she navigated were terrifying. People told stories of following disabled people, and of pretending to be disabled. They sounded so desperate, obsessed with the desire to be around disability. Stalkers and sickos. Elizabeth felt a knot grow in her stomach, its tendrils spread out from her gut to the rest of her body. This was disgusting. These people were sick.

    These people were her. If she were to write out the story of her life in what simple language she was able, it would mount to exactly the same thing. She knew now what it must have felt like to Stewart to be suddenly confronted with this information. To her it was a part of her. Even though she had tried to destroy it or put it aside, it had always been there. It was inside her and had been for years.

    A few people on the sites tried to explain away the phenomenon. They spoke of possible childhood triggers. Perhaps wanting more love from your father, and seeing him be kind to a disabled neighbor. But Elizabeth had none of these experiences. Her childhood had not been painful or upsetting in any way, except for the secret that she had kept herself. There was no explanation. There was no answer. She didn’t even know why she had kept it a secret. At four years old, watching a movie, she saw a man fall and hurt himself. She was aroused. It was not the first time, because she remembered thinking that if someone had told her about the man hurting himself, she wouldn’t have been reluctant to watch the movie. A little girl cannot know what the itch between legs is. She only knew the pleasure, the desire to press, and the sudden compulsion to never let anyone find out.

    Elizabeth clicked all the windows closed. Then for good measure she turned off the computer too. She didn’t want her parents to see the kind of sites she had just seen. She didn’t want to ever see them again herself. Elizabeth realized now how silly it was for her to assume that she was alone in her shame. No one’s problem was unique. No matter what it was, someone somewhere else in the vast world had it too. Was that disappointing or good? On the one hand, Elizabeth suddenly felt not so dirty or disgusting. This was a known thing, a thing with a name; it wasn’t unrestrained evil. But then it meant that she had lost something.

    Before she knew about it, she was unique. Now she was just sick like other people were sick. It didn’t belong to her and she couldn’t claim it. She couldn’t claim all knowledge that there was of such a thing. It used to belong entirely to her, and now it belonged to someone else, and she was just a person who was experiencing someone else’s problem.

    Did she detect shame on the words of the people on the sites? They spoke about pride, about accepting and growing to love one’s own unique sexuality, but Elizabeth thought she still sensed fear and trepidation underneath it all. Perhaps she was just projecting her own onto other people. Maybe they did feel pride. Maybe they had always felt pride, but she saw that many of them related to her fear. They also spoke of secrecy and sneaking around.

    The strange thing was none of them seemed to be concerned with how disabled people felt about it. Shouldn’t their ability to feel pride be contingent on the people they lusted after? Apparently not. Then again, frat boys didn’t care whether the girls with big breasts and blond hair liked them or not. They could still look at magazine centerfolds and not worry about how the girl in the picture felt about their behavior.

    It didn’t quite feel like the same thing. Maybe because she was a girl. Girls supposedly felt differently about sex than boys did. She closed her eyes and tried to imagine what it was like to feel lust for an able-bodied man. She pictured supposedly sexy men, saying sexy things, but in each scenario he turned cripple by the end. Here was a sexy young soldier with a lean figure and well-defined arms walking her home in the moonlight. Apparently it was sometime in the 1950s. Then his old war wound bothered him and he started to limp. No, no, no. Start over. Here was an athlete, a jock at school who was popular and still friendly. He came to her for tutoring and they started kissing in the library stacks. In their wild passion, they pushed each other out of the stacks, onto the floor, then right out the library door. Then he fell down the stairs and broke his legs. No, no, no. She just couldn’t do it. She couldn’t feel the physical symptoms, she couldn’t really get into the fantasy until there was pain. How could sex, supposed to be this amazingly good-feeling thing, be related to pain? What wires were crossed in her brain?

    She sat in the den on the swivel chair and she felt ill. She had always been disgusted with the pleasure that disability brought her, but now she saw ashamed for more than herself, she for all these people who would tell the world and let the world see their darkest and ugliest places.

    She felt a tear hit her knee and then her face screwed up, her nose itched, and she started sobbing uncontrollably. It seemed to be a way to get all that sick, twisted feeling out of her body. She drew her knees up to her chest and cried and cried.

    Afterwards, her head hurt and she felt tired and worn out. Though she had drunk some alcohol in her life, she had never been drunk enough for an hangover. She imagined that this is what it must feel like. […]

    Elle buvait son cidre, recroquevillée sur le canapé, enveloppée dans le vieil afghan brun et vert. Ils regardaient la télévision ensemble jusqu'à Elizabeth s'endormit. Elisabeth était couchée sur le canapé et rêvait. Elle rêvait de roue et de doigts remuant, des voix qui lui disent non et un homme qui tombe et tombe et tombe. Puis c’était sa chute, et elle tombait à travers le vide noir. Il n'y avait rien pour amortir la chute, rien à agripper et à aucune autre personne autour. [...]

    She drank her cider and curled up on the couch, wrapped up in the old brown and green afghan. They watched TV together until Elizabeth fell asleep. Elizabeth lay on the couch and dreamed. She dreamed about wheels spinning and fingers wagging, voices saying no and a man falling and falling and falling. Then it was her falling, and she tumbled through black emptiness. There was nothing to break the fall, nothing to grab hold of and not another person around. […]

    Elizabeth ne pouvait pas expliquer à ses parents ce qu'elle ressentait. Elle ne pouvait pas leur dire qu'elle venait de découvrir qu'elle ne serait jamais heureuse parce que les choses qu'elle voulait étaient mauvaises. La seule chose à faire était de nier ses sentiments et vivre sans passion ni amour. [...]

    Elizabeth couldn’t explain to her parents what she was feeling. She couldn’t tell them that she had just discovered that she would never be happy because the things she wanted were wrong. The only thing for to do was deny her feelings and live without passion and love. […]

    Elle leva les yeux vers le placard qui contenait la Torah. Dieu la regardait-il en ce moment? A-t-il vu ses pensées et connaissait-il le mal qui grandit en elle? Si elle se délectait dans la misère de quelqu'un d'autre, alors elle devait être mauvaise. Comment pourrait-il y avoir une autre explication? Elle se sentait mal d'être ici.

    Ca ne dérange pas ses parents de faire les mouvements de la religion, mais ça ne signifiait rien pour Elizabeth. Elle ne voulait pas faire semblant, ça lui donnait l’impression de manquer de respect à Dieu. Mais elle ne pouvait pas simplement le faire à sa manière. Elle ne pouvait pas se lever et partir et elle ne pouvait dire à personne que son cœur n'était pas pur? [...]

    She looked up at the cupboard that held the Torah up at the front. Was God watching her at this moment? Did He see her thoughts and know the evil that grew inside her? If she reveled in someone else’s misery, then she must be evil. How could there be another explanation? It made her feel wrong to be here, worshiping.

    Her parents didn’t mind going through the motions of religion, but it seemed wrong to Elizabeth. She didn’t want to fake it, it seemed disrespectful to God. But she couldn’t just walk out. She couldn’t get up and go and she couldn’t tell anyone that her heart wasn’t clean? […]

     Dans le judaïsme, peut-être qu'elle pouvait ignorer ses désirs et la voix dans son esprit, et simplement faire de bonnes choses pour les gens. Elle pourrait faire du bénévolat, mais pas avec des personnes handicapées. Ce serait un conflit d'intérêts. Elle pourrait faire du bénévolat avec des enfants qui apprennent à lire ou prendre des photos de famille pour des personnes âgées. Était-ce son sujet? Est-ce que son appareil photo pourrait être utilisé à cette fin? [...]

    In Judaism perhaps she could ignore her desires and the voices of her mind, and just do good things for people. She could volunteer, just not with disabled people. That would be a conflict of interest. She could volunteer with children’s reading or taking family photos for the elderly. Was that her subject? Would her camera be used for that purpose? […]

    Il y avait un nouveau ton à la voix qui lui murmurait à l'esprit. Est-ce ton désir est vraiment si mauvais? Il ne fait de mal à personne. Et quand Elizabeth reconnu la supercherie dans cette séduction, la voix changea. Te crois-tu assez forte pour le nier? Même cette voix était trop effrayée pour tester le vrai mot qui désignait le problème d'Elizabeth. [...]

    There was a new tone to the voice that whispered in her mind. Is your desire really so bad? It’s not hurting anyone. And when Elizabeth recognized the trickery in this seduction, the voice changed. Do you suppose yourself strong enough to deny it? Even that voice was too afraid to test out the actual word for Elizabeth’s problem. […]

    Comment Elizabeth se reconnaîtrait-elle sans la culpabilité et la honte? Pourrait-elle vraiment vivre sans ça? Est-ce qu’une force karmique ne la détruirait pas d’avoir été assez arrogante pour décider que la déviance sexuelle ne devait pas être une mauvaise chose ? Je ne te laisserai jamais partir. [...]

    How would Elizabeth even recognize herself without the guilt and the shame? Could she truly live without it? Wouldn’t some karmic force destroy her for being arrogant enough to decide that sexual deviance didn’t have to be bad thing? I’ll never let you go. […]

    Pourquoi la chose à l'intérieur d’elle était-elle effrayante? Elle n'avait jamais osé se poser cette question. Ca semblait être un sacrilège. Dieu ne serait-t-il pas insulté si elle osait remettre en cause la façon dont cette condition était épouvantable? Il ne pouvait pas l'avoir créée. Même si Elizabeth n'était pas pieuse, elle n'aimait pas désobéir aux règles, juste au cas où. Son fétichisme ne correspondait pas à l'ordre de l'univers.

    Mais les personnes handicapées méritent encore l'amour, n'est-ce pas? Si toutes les filles allaient seulement après des beaux mecs stéréotypés, il n'y en aurait pas assez pour tout le monde. Il y avait de la diversité dans le monde. Certaines femmes aimaient les hommes gros et certaines femmes aimaient les hommes noirs, et certaines femmes aimaient les hommes grands, et certaines femmes aimaient les militaires, et certaines femmes aimaient les hippies et certaines femmes aimaient les femmes. Alors qu'elle aimait les hommes handicapés. C’était utile, ça étendait l’amour.

    Pouvait-elle vraiment apprendre à être d'accord avec cette partie d'elle-même? Elle ne voulait pas vraiment. Elle avait passé tant de temps à se battre contre elle-même à ce sujet. Ca faisait partie de sa personnalité, maintenant qu'elle se détestait. C'était l'ombre dans son esprit. Le secret aimait la tenir en esclavage. C'était comme une entité en soi qui la traquait et lui murmurait à l'oreille. Elle voulait vivre sans ça, n'est-ce pas? Peut-être qu'elle pourrait encore avoir le plaisir du fétichisme sans ce mauvais secret essayant de la détruire. Les deux choses pouvaient-elles être séparées? Elle se sentait coupable.

    Et si elle s'en allait sans le secret? Et si les deux étaient dépendants l’un de l’autre? Si le désir du handicap disparaissait, y aurait-il quelque chose qui prendrait sa place? Soudain, elle ne voulait plus que ça s'en aille. Au moins, elle savait ce qu'elle aimait. Elle savait exactement comment faire réagir son corps. Et si elle pouvait seulement laisser disparaître la culpabilité, elle pourrait tout simplement profiter de sa sexualité.

    Elle ne pouvait simplement séparer le plaisir de la culpabilité. C'était fou. La possibilité semblait intoxicante. Ca ne serait pas juste, n'est-ce pas? Stewart avait montré que ça n'était pas possible. Sa réaction avait prouvé que tout cela était mauvais, et pas seulement une partie. Elle ne pouvait toujours pas s’aimer elle-même. Peut-être qu'elle ne serait jamais capable de le détruire, mais elle pouvait passer sa vie à le combattre. Dieu lui pardonnerai alors, parce qu'elle aurait fait de son mieux. Elle n'a pas choisi d'être comme ça, elle était née comme ça. [...]

    Why was the thing inside her frightening? She had never dared to ask herself that question. It seemed sacrilegious. Wouldn’t God be insulted if she dared to question how terrible this condition was? He couldn’t have created it. Even though Elizabeth wasn’t religious, she didn’t like to disobey the rules, just in case. Her fetish didn’t fit the order of the universe.

    But disabled people still deserved love, didn’t they? If every girl only went after the stereotypical good-looking guy, there wouldn’t be enough to go around. There was variety in the world. Some women loved fat men, and some women loved black men, and some women loved tall men, and some women loved military men, and some women loved hippie men, and some women loved women. So she loved disabled men. It was helpful, it spread the love around.

    Could she really learn to be okay with this part of herself? She almost didn’t want to. She had spent so long beating herself up about it. It was part of her personality now that she hate herself. It was the shadow in her mind. The secret loved to hold her in bondage. It was like an entity unto itself that hounded her and whispered in her ear. She wanted to live without it, didn’t she? Maybe she could still have the pleasure of the fetish without the evil secret trying to tear her down. Could the two things be separated? She felt guilty at the thought.

    What if she went away without the secrecy? What if the two were dependent on each other? If the desire for disability went away, would there be anything to take its place? Suddenly she didn’t want it to go away. At least she knew what it was she liked. She knew exactly how to get her body to respond. And if she could just let go of the guilt, she could just enjoy her sexuality.

    She couldn’t just separate the pleasure from the guilt. That was crazy. The possibility felt intoxicating. It wouldn’t be right, would it? Stewart had shown that it wasn’t possible. His reaction proved that the whole thing was wrong, not just a piece of it. She was still not allowed to start liking herself. Maybe she would never be able to destroy it, but she could spend her life battling it. God would forgive her then, because she would have done her very best. She didn’t choose to be this way; she was made this way. […]

    L'image lui parla. Elle la regarda et elle vit sa lutte et sa douce persévérance. C'était pourquoi Stewart était son héros, son chevalier. Il avait surmonté les obstacles tous les jours, comme ils se présentaient à lui. Il n'avait pas fait un tapage à ce sujet, il avait juste résolu chaque problème qui arrivait. La plupart du temps, il semblait charmant et décontracté, mais à des moments comme celui-ci, son « vrai lui » apparaissait du plus profond de lui.

    Et c'est ce qu'elle aimait en lui. Elle savait dès cet instant que le devoteesme pouvais l’avoir aidée à apprendre à connaître Stewart, mais sa personnalité l’avait fait tomber amoureuse. [...]

    The picture spoke to her. She looked at it and she saw his struggle and his quiet perseverance. This was why Stewart was her hero, her knight. He overcame obstacles every day, as they came up and presented themselves to him. He didn’t make a fuss about it; he just solved each problem that arrived. Most of the time he seemed charming and laid back, but at moments like this, his true drive appeared from deep within him.

    And that’s what she loved in him. She knew in that instant that the devoteeism may have helped her to get to know Stewart, but who he was had made her fall in love. […]

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 14 Avril 2013 à 19:33
    lequebecois1962

    J'aime beaucoup vos publications qui somme toute démontre clairement que l'on peut être attiré par la personne, non pas en dépit de son handicap, mais bien avec celui-ci.

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