• Le privilège (revu par moi) (Michel Sardou)

    D'abord je vais lui dire : "Maman,
    Ni de ta faute ni de personne."
    Et puis je glisserai lentement
    Sur les ravages de la passion.

    Est-ce une maladie ordinaire,
    Que d'aimer un handicapé ?

    J'essaierai de choisir mes mots,
    Mais comment peindre un sentiment ?
    Ce que je sais n'est pas nouveau.
    Je me connais depuis longtemps.
    En aucun cas préoccupée
    Par les beaux gosses taillé, musclés,
    Dans mes nuits j'étais la femme
    Qui les habilles et déshabille.

    Est-ce une maladie ordinaire,
    Que d'aimer un handicapé ?

    Derrière les regards, les critiques,
    Ceux qui nous jugent sans nous connaître
    Se sont-ils posé la question.
    Y a t-il un Dieu qui nous protège,
    Une préférence un privilège ?
    Qu'est-ce qu'ils vont dire à la maison ?
    Que d'aimer un handicapé ?

    Est-ce une maladie ordinaire,
    Que d'aimer un handicapé ?

    Depuis deux jours, je n'en dors pas.
    Est-ce qu'ils m'accepteront encore,
    Apprendre que leur enfant se voit
    Une vie à côté d'un fauteuil .
    C'n'est pas comme avouer un mensonge.
    D'ailleurs, je n'ai pas honte de moi.
    C'est crever l'abcès qui me ronge
    Et finir en paix avec moi.

    Est-ce une maladie ordinaire,
    Que d'aimer un handicapé ?

    Derrière les regards, les critiques,
    Ceux qui nous jugent sans nous connaître
    Se sont-ils posé la question ?
    Y a t-il un Dieu qui nous protège,
    Une préférence un privilège ?
    Qu'est-ce qu'ils vont dire à la maison ?
    Que d'aimer un handicapé ?
    Y-a-t-il un Dieu qui nous protège,
    Une préférence un privilège ?

    « Lettre à H

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